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Toi. Moi. Et les étoiles spécial Halloween

 

Voici un petit texte de Livie sans spoil des romans pour fêter Halloween. Bonne lecture !

(pas de passage chez la correctrice, pardon s’il reste des fautes)

 

Livie

Une nuit sans lune, des nuages bas dans le ciel et le bruit du vent qui fait frémir chaque parcelle de ma peau. Je marche, fixant un point devant moi. La rue est déserte et c’est à ce moment que je le sens. Cette impression étrange que l’on m’épie. J’accélère le pas, chacun de mes sens à l’affut.

La boule au ventre, je me rappelle que je n’ai rien à craindre, que mon imagination me joue encore des tours. Les ombres dansent autour de moi, me narguent afin de faire monter cette angoisse qui me serre la trachée. Mes talons claquent le sol, et les lumières des lampadaires se mettent à clignoter. Tout est rassemblé, chaque détail pour faire immerger une peur irrationnelle. Je compte chaque fois que mon pied foule le sol pour rester concentré. Mon corps est lourd, lent. Un poids que j’aimerais alléger afin de me téléporter le plus loin possible d’ici. Plus que quelques mètres, plus que…

  • Je te vois…

Je sursaute et me retourne. Un chuchotement, un souffle, un murmure. Je secoue la tête et recule en apercevant une silhouette noire au loin.

  • Ce n’est que mon imagination. Mon imagination.

Je me le répète comme un mantra. Je tremble et au moment où je sens une main se poser sur mon épaule, je me mets à hurler. Je me retourne et envoie mon poing directement dans le nez de mon assaillant.

  • Hayden ?

Celui-ci se tient le nez des deux mains en jurant.

  • Mais t’es malade ! Tu m’as cassé l’pif !

Je pouffe de rire, mon angoisse disparut devant ce grand dadet.

  • Petite nature.

Je jette un coup d’œil derrière moi, mais la silhouette a disparu. Il faut vraiment que j’arrête de me monter la tête toute seule.

  • Si tu as abimé cette perfection, me dit Hayden en pointant son nez de son index, ça va te couter très, très cher !

Je lève les yeux au ciel

  • Je te vois…

Je refais volteface. Encore ce murmure.

  • Tu as entendu ?
  • Entendu quoi ? me demande Hayden.

J’hésite quelques secondes mains ne voyant rien autour de nous, je réponds.

  • Rien…

Je dois me ressaisir et me convaincre que cette impression étrange d’être observé est uniquement dans ma tête. Nous reprenons notre marche et je me sens d’un seul coup bien plus rassuré de ne plus être seule.

  • La prochaine fois que l’envie me prend de venir te chercher, je me crève un œil, ça ira plus vite, se plaint Hayden.
  • Je suis désolée, je…

Si je lui expose mes craintes, il va me traiter de folle, alors je m’arrête.

  • T’es cinglé, conclut-il.

Qu’est-ce que je disais ?

Nous arrivons enfin à destination. Jenny, Ethan, et Greg devaient nous attendre à l’intérieur, alors je suis surprise en voyant la maison plongée dans le noir.

  • Ils sont où ? je demande.

Hayden hausse les épaules et fronce les sourcils en fixant la porte. Elle est entrebâillée. Nous nous regardons en proie à l’indécision. Puis Hayden finit par la pousser et entre à l’intérieur. Je le suis de près en me rappelant qu’il n’y a rien d’inquiétant… je crois. Tout est dans l’obscurité et ce silence…

  • Jenny ? appelle Hayden.

Pas de réponse.

  • Greg ? Ethan ? je tente à mon tour.

Hayden se retourne vers moi, son inquiétude révélant des craintes enfouies.

  • C’est mon frère, il nous fait surement une mauvaise blague, c’est un gamin celui-là.

Je tente de le dire avec assurance, mais je crois que c’est raté. Nous nous dévisageons de longues secondes quand soudain, Hayden écarquille les yeux en regardant derrière moi. Il recule, son visage en proie à une peur terrifiante. J’ai beau me dire de courir sans me retourner, je pivote afin de voir ce qui se passe de mes propres yeux. Une silhouette noire et un masque sur le visage. Je tente de sourire.

  • Très drôle Greg.

La silhouette secoue la tête et fait un pas vers moi. Son corps vouté lui donne un air menaçant.

  • Ethan ? dis-je la voix tremblante.
  • Je te vois…

Je me retourne. La voix venait de derrière moi. Hayden est au sol, allongé sur le ventre et je comprends que ça n’a plus rien de drôle. Je m’apprête à me précipiter vers lui quand une autre silhouette surgit devant moi et une autre sur ma droite.

  • Ethan, Greg, ce n’est pas drôle.

Celui derrière moi claque la langue et j’essaie de me convaincre que c’est bien eux. Mai qui est la troisième ? Jenny ? Je vois alors dans ma vison périphérique, la silhouette se jeter sur moi. Je me mets à crier quand je tombe à la renverse sous le poids de ce corps. Je ne me laisse pas faire pour autant et griffe le visage devant moi à travers le masque. Il se redresse d’un coup en s’exclamant :

  • Putain !

Je rouvre instantanément les yeux en voyant mon frère se frotter la joue. Le rire de Jenny derrière moi me fait réaliser et je suppose que le dernier est Ethan.

  • Bande de trou du cul ! je m’insurge.
  • Tu m’as griffé ! M’informe Greg.
  • Et maintenant je vais t’écarteler sale crétin ! Je renchéris.

Hayden se redresse et en comprenant que je me suis fait avoir, je passe la porte.

  • Vous le regretterez !
  • Liv ! s’écrient plusieurs voix derrière moi.

Je marche à pas rapide et une silhouette masquée apparait à côté de moi.

  • C’est bon Ethan, la blague est terminée.

Il ne répond pas et je sens mon portable vibrer. Greg. Je décroche.

  • Non, je ne reviendrais pas.
  • Oh allez Liv, c’était juste une petite blague. Ethan a dit qu’il te ferait des meringues si tu revenais. J’ai peur de demander pourquoi des meringues d’ailleurs.

Je jette un coup d’œil à la silhouette en ne comprenant pas très bien d’un seul coup.

Ethan ne peut pas être avec lui, car sinon…

  • Tu peux me le passer ? je demande pour rester discrète.

Deux secondes plus tard, Ethan me dit :

  • Allez reviens ma puce, je vais te faire des meringues et en rentant on pourra…
  • Ethan, je le coupe.
  • Quoi ?
  • Tu peux dire à Jenny et Hayden que j’arrive ?

Il faut qu’il me dise que l’un d’eux est absent et que cette silhouette est un de mes amis.

  • Euh si tu veux. Tout va bien Liv ?

Je me rends compte que je me suis arrêtée au moment où la silhouette me barre le chemin en me faisant face. Je monte mon regard jusqu’à lui.

  • Non, je réponds à Ethan. Parce que si vous êtes tous là-bas, je ne sais pas qui est avec moi.